Retour en images sur les expositions du CRAC Alsace et de La Kunsthalle Mulhouse

Mardi 10 décembre, les étudiants de la classe préparatoire de l’École d’art de Belfort et ceux de la formation Arts visuels sont allés visiter les expositions Le couteau sans lame et dépourvu de manche au CRAC Alsace, à Altkirch et l’exposition Se suspendre aux lendemains à la Kunsthalle de Mulhouse.

 

Le couteau sans lame et dépourvu de manche  

 

Il s’agit d’une exposition collective avec Meris Angioletti, Tarek Lakhrissi, Candice Lin, Beatriz Santiago Muñoz, Liv Schulman, Marnie Slater, Patrick Staff, Lena Vandrey, sur un commissariat d’Elfi Turpin. Cette exposition collective est fortement inspirée par le livre Les Guérillères écrit en 1969 par Monique Wittig.

 

Monique Wittig, auteure de romans, pièces de théâtre et d’essais naît en 1935 à Dannemarie, tout près de l’endroit où se situe l’exposition, à Altkirch.

 

Les Guérillères, est un poème épique décrivant une guerre mythique et colorée contre la société patriarcale et la grammaire qui la soutient. Wittig fut l’une des fondatrices du Mouvement de libération des femmes, et de celles qui, le 26 août 1970, déposèrent à l’Arc de triomphe une gerbe à la femme du soldat inconnu. Sa pensée est centrale dans les débats qui traversent les théories féministes et la pensée queer. Elle a été professeure dans le département des Women’s Studies l’Université d’Arizona, à Tucson où elle meurt en 2003.

 

L’exposition Les Guérillères réunit des oeuvres de Meris Angioletti, Beatriz Santiago Munoz, Tarek Lakhrissi, Candice Lin, Liv Schulman, et Lena Vandrey qui écrira à son sujet en 2011 :

 

« Wittig, comme elle s’appellera plus tard, est venue au monde en 1935 en Alsace. A « Dannemarie », un mot signifiant « d’Anne et Marie ». À cet endroit, toutes les maisons sont colorées : vert, jaune, ocre, rouge, bleu, noir, blanc et même violet. Après cette flambée de couleur, nous nous dirigeons vers la France et tout devient couleur ciment et gris. Le beau « Sundgau » se trouve derrière nous. »

 

 


 

Se Suspendre aux lendemains

 

« Demain peut-être ne ressemblera pas à aujourd’hui, un événement extraordinaire aura transformé notre territoire de vie, de pensée et d’action. L’espace d’un moment, tout aura basculé pour autre chose. Quotidiennement, nous évoluons vers un inconnu qui contient à la fois la force de la surprise et la charge de l’anxiété. Parce que le risque d’un événement majeur guète chaque initiative, chaque progrès, chercher à le contrôler ou à l’éviter semble vain.

 

En s’associant à des chercheurs universitaires géographes, physiciens ou sociologues et à d’autres savoirs, Aline Veillat et Elise Alloin apportent leurs regards et démarches d’artistes aux études des phénomènes d’inondation et de radioactivité. Par leurs sculptures, leurs images mais aussi par leurs méthodologies particulières elles offrent  des pistes et perspectives pour de nouvelles relations à l’environnement créant ainsi des liens visibles entre les études de terrain, les données scientifiques et la société.

 

La Kunsthalle devient un lieu où s’exposent des propositions sensibles et de la documentation, un espace dans lequel les savoirs prennent formes et se transmettent pour introduire d’autres points de vue possibles. »

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